Maurice Asselin (1882-1947) Paysage, aquarelle signée
245€
| Dimensions | H. 18 cm × l. 28.5 cm |
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Maurice Asselin (1882-1947)
Paysage
signé en bas à droite
aquarelle et encre sur papier
18 x 28,5 cm
Description
Maurice Asselin (1882-1947)
Paysage
signé en bas à droite
aquarelle et encre sur papier
18 x 28,5 cm
Encadrement : 35 x 40,5 cm
Au dos du cadre figure une étiquette d’exposition portant la mention « Exposition d’art contemporain français au Japon »
Le style de Maurice Asselin en aquarelle était très différent de celui de ses peintures à l’huile. Cela est clairement visible ici : il peint avec légèreté et subtilité, et ce qui frappe également, c’est la modernité de cette composition. Il est bien sûr très intéressant de trouver au verso cette étiquette provenant d’une exposition au Japon, qui témoigne de l’importance dont jouissait Maurice Asselin à son époque.
Maurice Asselin est né le 24 juin 1882 à Orléans. Élève de Fernand Cormon à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, il compensa l’enseignement académique, qu’il n’appréciait guère, par une observation approfondie des œuvres de Paul Cézanne et des impressionnistes au musée du Luxembourg et au Louvre.
Il participe bientôt à ses premières expositions parisiennes, au Salon des Indépendants en 1906 et au Salon d’Automne en 1907 (il en devient membre du jury en 1910).
Asselin rencontre pour la première fois l’écrivain Pierre Mac Orlan en 1910 à Moëlan-sur-Mer, et une longue amitié s’ensuit.
Mac Orlan évoque dans ses mémoires les activités estivales de Maurice Asselin et de ses amis peintres Ricardo Florès, Émile Jourdan et Jacques Vaillant à Brigneau-en-Moëlan, à La Mère Bacon, « une petite auberge de pêcheurs perchée sur un rocher, située à l’entrée de la jetée, qu’elle surplombait ».
En 1912, le critique d’art André Salmon décrivait Maurice Asselin comme « l’un des jeunes peintres les plus prometteurs ».
Cette année-là marqua également le premier des nombreux séjours de l’artiste à Londres, où il présenta sa première exposition personnelle en février 1913. Entre 1914 et 1916, il fut l’ami le plus proche de Walter Sickert, partageant même pendant un certain temps l’appartement de ce dernier à Red Lion Square. Dans la chronique mensuelle que Sickert rédigeait à l’époque pour le Burlington Magazine, en décembre 1915, il a réalisé une étude comparative des peintures d’Asselin et de Roger Fry, concluant à la supériorité d’Asselin. Chacun des deux artistes a peint le portrait de l’autre ; le portrait d’Asselin peint en 1915 par Sickert fait aujourd’hui partie des collections du Potteries Museum & Art Gallery à Stoke-on-Trent, tandis qu’Asselin a conservé son « Portrait de Walter Sickert » chez lui à Montmartre, puis plus tard à Neuilly-sur-Seine.
Asselin séjourna également à Ashford en 1915 chez un autre ami peintre, Ludovic-Rodo Pissarro.
Il était également proche d’Albert Marquet ; leur complicité artistique transparaît dans leur manière de composer et de peindre.
Maurice Asselin épousa Paton le 17 septembre 1919 ; de cette union naquirent trois fils, Bernard en 1922, Jean en 1923 et Georges en 1925, et le thème de la maternité fit son apparition dans son œuvre.
Il mourut chez lui à Neuilly le 27 septembre 1947.
« Une belle œuvre doit, par son agencement, son rythme, le choix des éléments qui la composent, satisfaire l’homme raffiné, et, par l’impression de vie qu’elle dégage, émouvoir l’homme le plus simple. » – Maurice Asselin












