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ÉCOLE NAPOLITAINE 1700-1750, LA RÉSURRECTION DE LAZARE (d’après Guercino, 1619)

ÉCOLE NAPOLITAINE 1700-1750, LA RÉSURRECTION DE LAZARE (d’après Guercino, 1619)

550

Dimensions H. 16.5 cm × L. 19 cm
Epoque

,

Technique

Taille

ÉCOLE NAPOLITAINE, PREMIÈRE MOITIÉ DU XVIIIᵉ SIÈCLE

LA RÉSURRECTION DE LAZARE

(d’après Guercino, 1619)

Plume et encre brune, lavis gris sur papier vergé, avec traces d’un ancien numéro d’inventaire « 252 » en bas à droite

16,5 × 19 cm / 6,5 × 7,5 pouces

avec cadre : 35 × 37 cm / 13,8 × 14,6 pouces

Domkarska 13, Bratislava, Slovaquie - 821 05
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Description

ÉCOLE NAPOLITAINE, PREMIÈRE MOITIÉ DU XVIIIᵉ SIÈCLE

LA RÉSURRECTION DE LAZARE

(d’après Guercino, 1619)

Plume et encre brune, lavis gris sur papier vergé, avec traces d’un ancien numéro d’inventaire « 252 » en bas à droite

16,5 × 19 cm / 6,5 × 7,5 pouces

avec cadre : 35 × 37 cm / 13,8 × 14,6 pouces

PROVENANCE : Collection particulière

Ce dessin raffiné reprend la célèbre composition de Giovanni Francesco Barbieri, dit Guercino (1591–1666), La Résurrection de Lazare, peinte en 1619 et aujourd’hui conservée au Musée du Louvre (inv. n° 77). Réalisée pour le Cardinal Serra, cette toile monumentale fut conçue comme pendant du Samson capturé par les Philistins et appartient à la période précoce du maître à Cento, caractérisée par un clair-obscur dramatique et une intensité spirituelle singulière.

La composition fut rapidement célèbre : dès 1621, elle fut gravée en sens inverse par Giovanni Battista Pasqualini, avec une dédicace à Sebastiano Fabbri, contribuant à la diffusion du modèle dans toute l’Europe. À la fin du XVIIᵉ siècle, l’original de Guercino est attesté à Naples, dans la collection des frères Carlo et Francesco Garofali, avant d’être acquis en 1785 pour Louis XVI par Vivant Denon et d’entrer dans les collections du Louvre, où il se trouve encore aujourd’hui.

Le présent dessin semble avoir été exécuté alors que la toile se trouvait encore à Naples : la composition y est représentée dans son orientation correcte, contrairement à la gravure de Pasqualini, ce qui suggère une observation directe du tableau.

L’analyse stylistique confirme une attribution à l’école napolitaine du premier XVIIIᵉ siècle : le trait souple et nerveux, le lavis ample et lumineux rappellent la main d’artistes tels que Francesco De Mura, Paolo De Matteis ou Giuseppe Bonito. La présence du numéro d’inventaire « 252 » indique probablement l’appartenance ancienne à une importante collection documentée au XVIIIᵉ siècle.

Cette feuille constitue ainsi un rare témoignage de la réception napolitaine de l’œuvre du Guercino et de la circulation de son imaginaire dans le Sud de l’Italie bien avant l’avènement de l’académisme historique.

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