François Boitard (1670-1715) Abraham et les trois anges, dessin signé
1 800€
| Dimensions | H. 28 cm × l. 44 cm |
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François Boitard (1670-1715) Abraham et les trois anges, dessin signé
Description
François Boitard (1670-1715)
Abraham et les Trois Anges,
Signé en bas à gauche « F Boitard (…) fecit (…) » 28 x 44 cm
Plume et encre sur papier préparé jaune En bon état
Encadré 47 x 64 cm
Ce dessin représente la scène de la Genèse 18:1-15, dans laquelle trois anges apparaissent à Abraham après qu’il leur a offert l’hospitalité. Les anges lui annoncent la naissance future de son fils. Dans l’embrasure de la porte, à gauche, se tient sa femme Sarah, qui est trop âgée pour porter un enfant. Elle sourit d’un air moqueur en réponse à cette prédiction. Un an plus tard, Abraham et Sarah ont un enfant qu’ils nomment Isaac, ce qui signifie « il rira » en hébreu, en référence au rire de sa mère. Cette scène de l’Ancien Testament est considérée comme un symbole de la Sainte Trinité.
L’intérêt tout
particulier de cette scène classique de le l’art français du XVII°
siècle est la profusion de détails qui organisent le lecture de
gauche à droite. On note le décor d’architecture classique mais
surtout les personnages effrayés à l’arrière plan qui introduisent
la scène et permettent au spectateur du dessin de se mettre à leur
place pour regarder cette scène extraordinaire. On suit ensuite la
scène proprement dite avec l’intervention véhemente des trois anges
et la réaction d’Abraham qui se soumet et s’incline avec un beau
geste de la main dans la barbe. Sur la droite on retrouve donc Sarah
qui part incrédule et surtout le détail de l’arbuste dans un pot
orné d’une figure de putto ou d’ange qui sourit. Le fameux sourire.
Tous ces détails
sont importants.
Et l’artiste a
du être assez fier de sa composition puisqu’il l’a signée avec
fierté.
François Boitard est né à Toulouse en 1670 (ou 1667 selon d’autres sources).Selon Pierre-Jean Mariette et le marchand et expert Charles Le Blanc (1817-1865), il fut l’élève du dessinateur et graveur Raymond Lafage lors du dernier séjour de ce dernier à Toulouse (1683). Il part pour Rome vers 1685-1690, il y réalise un certain nombre de « dessins obscènes », Le Blanc précise qu’il a également réalisé des gravures, mais on n’en garde pas trace. Boitard a déménagé à Londres vers 1709, où il a peut-être travaillé comme agent pour un collectionneur, puis il a déménagé à nouveau à Amsterdam où il aurait pu faire imprimer ses dessins en gravures. A Londres, Arnold Houbraken, qui le nomme «Bauttard», témoigne l’avoir vu dessiner dans des tavernes, impressionnant le public en composant en deux heures des scènes maritimes sur une feuille de papier. Les dates et lieux de sa mort y varient également selon les sources: 1715 ou 1719, soit à Amsterdam, soit à La Haye. Il eut un fils, Louis-Philippe Boitard, actif entre 1733 et 1770 entre Londres et Paris, qui réalisa principalement des gravures. Son fils et Joseph Aved restent ses principaux élèves. Bibliographie Mariette Abecedario, I p.145
















