Attribué à AUGUSTE RAFFET, ÉPISODE DE LA RETRAITE DE L’ARMÉE FRANÇAISE DE RUSSIE
1 130€
| Dimensions | H. 32 cm × L. 48.5 cm |
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Attribué à AUGUSTE RAFFET
ÉPISODE DE LA RETRAITE DE L’ARMÉE FRANÇAISE DE RUSSIE
Crayon et lavis gris avec rehauts de blanc sur papier teinté
32 × 48,5 cm / 12,6 × 19,1 pouces
Encadré : 53 × 70,5 cm / 20,9 × 27,8 pouces
Passe-partout de musée ; cadre dans le style des années 1930
Description
AUGUSTE RAFFET
ÉPISODE DE LA RETRAITE DE L’ARMÉE FRANÇAISE DE RUSSIE
AUGUSTE RAFFET
Paris, 1804 – Gênes, 1860
Crayon et lavis gris avec rehauts de blanc sur papier teinté
32 × 48,5 cm / 12,6 × 19,1 pouces
Encadré : 53 × 70,5 cm / 20,9 × 27,8 pouces
Passe-partout de musée ; cadre dans le style des années 1930
Cette composition saisissante représente un épisode de la retraite de la Grande Armée de Napoléon hors de Russie, l’un des événements les plus dramatiques et les plus tragiques du début du XIXe siècle. Plutôt que de proposer une vision héroïque, l’artiste s’attache à la désagrégation de l’ordre : soldats épuisés, groupes dispersés, et poids silencieux d’une catastrophe collective.
La scène se déploie selon une large composition horizontale, structurée par le mouvement dense des troupes en retraite, ponctué de figures accablées par la fatigue. L’absence de point focal héroïque renforce l’impression de fragmentation, caractéristique des représentations des campagnes napoléoniennes dans la France du milieu du XIXe siècle.
La technique — crayon et lavis gris rehaussé de blanc sur papier teinté — joue un rôle expressif essentiel. Les rehauts blancs évoquent la neige, l’air glacé et un ciel hivernal chargé, tout en intensifiant la tension dramatique de la scène. L’atmosphère semble se dissoudre dans le froid et la lumière, enveloppant les figures dans un paysage d’épuisement et de perte.
L’attribution à Auguste Raffet peut être étayée tant par le sujet que par l’approche stylistique. Élève de Nicolas Toussaint Charlet, Raffet compte parmi les principaux interprètes de la légende napoléonienne au XIXe siècle. Son œuvre, qui s’étend des campagnes d’Égypte à Waterloo, se distingue par son sens aigu de l’observation, le dynamisme de ses compositions et une attention particulière portée à l’expérience vécue des soldats, plutôt qu’à une vision idéalisée de l’héroïsme.
À l’instar de nombreuses compositions dessinées et lithographiées de Raffet, la présente œuvre évite toute emphase théâtrale au profit d’une immédiateté et d’une vérité émotionnelle. Les figures, traitées avec économie et précision, expriment la fatigue, la résignation et une forme d’endurance silencieuse. Cette approche s’inscrit pleinement dans le projet artistique de Raffet : une vision rétrospective de l’Empire fondée non sur le triomphe, mais sur la mémoire, le sacrifice et le coût humain de l’histoire.












