École française du XVIIIe siècle, Jacob bénisssant les fils de Joseph, huile sur papier
920€
| Dimensions | H. 8 cm × l. 14 cm |
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| Epoque | |
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École française du XVIIIe siècle
Jacob bénisssant les fils de Joseph
huile sur papier
8 x 14 cm
Description
École française du XVIIIe siècle
Jacob bénisssant les fils de Joseph
huile sur papier
8 x 14 cm (vue)
Dans un cadre moderne 27 x 35 cm
Le sujet de ce petit tableau peut être identifié comme Jacob bénissant les fils de Joseph (Livre de la Genèse, chapitre 48). Cela se reconnaît au fait que le personnage principal croise les bras pour bénir les enfants. Dans cette scène, Joseph amène ses deux fils (Manassé et Éphraïm) à son père mourant, Jacob, afin qu’ils reçoivent sa bénédiction. Jacob adopta ses petits-fils, qui devinrent ainsi les ancêtres des douze tribus d’Israël. Selon la tradition, le fils aîné doit être béni de la main droite du patriarche. Cependant, Jacob, qui est presque aveugle, croise délibérément les bras et place sa main droite sur la tête d’Éphraïm (le plus jeune fils) et sa main gauche sur la tête de Manassé (le fils aîné). Lorsque Joseph proteste et tente de corriger son père, il s’avère que son geste est délibéré : Jacob refuse et dit à Joseph qu’il bénit délibérément le plus jeune fils. Jacob justifie cela par les mots suivants : « Celui-ci deviendra aussi un peuple et sera grand, mais son frère cadet deviendra plus grand que lui. » En effet, Éphraïm donnera plus tard naissance à une tribu plus importante que celle de son frère. Les premières interprétations chrétiennes considèrent également Éphraïm comme l’ancêtre du christianisme, tandis que Manassé est lié au judaïsme.
Cet épisode a été peint à plusieurs reprises au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, notamment par Rembrandt et Mattia Preti, et il était forcément reconnaissable par les amateurs d’art de l’époque.
La technique et l’exécution dans les tons rouges sont particulièrement intéressantes, typiques de l’art du XVIIIe siècle avec son exécution libre et vivante.
Le nom de Nicolas Vleughels (1668-1737) a été mentionné comme attribution possible, et il existe en effet une similitude intéressante entre le style et l’inspiration de cet artiste et notre peinture.















