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E Antoine Marsal Grand Portrait 133 X 95 – 1845

E Antoine Marsal Grand Portrait 133 X 95 – 1845

3 500

Dimensions H. 133 cm × l. 95 cm
Epoque

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Singulier et grand portrait en pied signé du malicieux Edouard Antoine Marsal 1845 – 1929

Loudun, France - 86200
0645046361
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Singulier et grand portrait en pied signé du malicieux Edouard Antoine Marsal 1845 – 1929-
Trés vite détaché de l’académisme de Cabanel dont il fut l’élève il remis en question la moralité dans de nombreuses toiles avec notamment satyre et Bacchante, 1887 – Il fut l’ami et le portraitiste du collectionneur et fameux mécène Alfred Bruyas instigateur du musée Fabre, mécéne de Delacroix et Courbet-

Notre portrait joue d’une belle dynamique des contrastes des contraires fort audacieuse notamment pour cette double cape bordée d’ hermine de couleur alizarine voir rouge ponceau contrastant avec le satin noir de la robe, le teint blême voir crayeux du modèle – Malice et audace se dégage du portrait –

Parfaite maitrise des drapées, du fin boutonnage de la carnation – In fine c’est un portait tactile tous ce satin ces moirés, cette hermine donne le désir de palper l’étoffe, juste la haute fonction du modéle m’en empèche ..

Il pourrait s’agir de la tenue d’un professeur agrégé de médecine avec la camail notamment, typique des proffessionnels de la santé . La décoration de gauche semble être l’ordre civil de Léopold, celle de droite étant officier des palmes académiques. –

Je viens de trouver une lettre autographe d’un critique d’art parlant bien mieux que moi de l’irreverencieux E A Marsal :

Charles PONSONAILHE   [Pézenas1855 – 1915] -Ecrivain et critique d’Art

Lettre de Paris, 13 décembre1884, aupeintre Edouard-Antoine Marsal [Montpellier1845 – 1929]

« J’ai piqueté pour tout cet hiver et plusieurs printemps peut-être, ma tête, dans la Plaine Monceau, non loin de l’Avenue de Villiers et du Quartier Général des Maîtres Peintres Parisiens. Mais j’ai conservé au cœur l’amour du clocher natal et une vive sympathie pour certains de mes compatriotes, vous notamment, artiste consciencieux, si méritant et si oublié. Ce souvenir affectueux, je vous le témoignerai publiquement dès le Salon prochain soit dans le journal de Mr Tartarin (il m’a prié de lui rédiger une petite revue de l’Exposition de Peinture, au point de vue Méridional), soit dansl’Artistelui-même.
Mais en attendant, je viens vous demander un service.
Mon dernier article vous a-t-il fait plaisir ? Oui ! me répond une lettre de vous. Hé-bien, prouvez le moi en m’envoyant vous même, ou me faisant envoyer par ma mère, une photographie de votre « Soleil de Novembre ».
Je suis en train de m’installer et par un sentiment, qu’il vous est aisé de comprendre, je m’entoure de souvenirs. Aujourd’hui, j’ai fait accrocher des eaux-fortes de Boissieu [Jean-Jacques Boissieu, peintre lyonnais mort en 1810],de Gerard Dow[peintre hollandais du XVII°]. Et puis j’ai trouvé tout celainsipide, vulgaire.Je veux du Montpellier, et en l’attendantj’ai mis en pénitence dans un coin de ma salle à manger tous les Flamands et autres peintres de Bambochades.
C’est donc une vive satisfaction que me procurerait la reproduction photographique dont je vous parle. Bien entendu avec une ligne griffonnée par votre main.
Au revoir, cher Monsieur Marsal cet été, je vous serre la main et serai heureux de vous être de loin, aussi bien que de près, agréable »

Très bon état, tout juste sorti de restauration ou il a été nettoyé, rentoilé, revernis –
Possibilité de régler par virement bancaire –