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Aquarelle et gouache signé Leon Levkovitch

Aquarelle et gouache signé Leon Levkovitch

500

Dimensions L. 54 cm × l. 45 cm
Epoque

Technique

Taille

Belle œuvre d’un peintre qui a su voyager entre réalité et rêve

Soisy sous Montmorency, France - 95230
06 77 72 26 97
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Description

Léon Levkovitch est né en Pologne trois ans avant la guerre de 1939. Après 
avoir suivi les cours d’arts plastiques de I’Ecole des Arts Appliqués de
Lodz, il arrive en France en 1961, où il est bien
accueilli, et participe à des expositions de groupe dès 1962. 

    Cependant ses véritables débuts se situent en 1969, lors de sa
première exposition personnelle, E doit cette grande première à Abel
Rosenberg. Cet authentique découvreur de jeunes talents, décide de
montrer Léon Levkovitch, et pour ce faire, il lui ouvre
toute grande sa galerie parisienne.

    Ce fut là un acte déterminant. Car chez Abel Rosenberg nous ne
sommes pas en présence d’un simple lieu d’exposition, mais dans un
centre où bouillonne toute une suite d’idées, de démarches
intellectuelles, de recherches picturales. C’est un carré artistique
et philosophique.

    Dans ces conditions il n’est pas surprenant que cette exposition
fasse référence et soit rapidement suivie de bien d’autres. En même
temps de grands musées et des organisations collectives s’intéressent à
ce jeune artiste et lui achètent de nombreuses oeuvres.
Nous retrouvons ainsi des Léon Levkovïtch, que ce soit sous forme de
toiles ou de sculptures, dans les musées de Haïfa, de Strasbourg, ou
encore: sur les cimaises de la ville de Paris, comme à la Bibliothèque
Nationale de France dans ses locaux parisiens, et
à la City Bank of New York etc.

    Si, parallèlement à sa peinture et à ses dessins, le très jeune
encore, Léon Levkovitch, s’est tourné vers une expression en trois
dimensions grâce à la sculpture, on peut dire de celle-ci qu’elle est
souvent issue d’un développement le plus direct possible
de l’art du tableau. On décèle dès le premier regard, et à la rencontre
de quelques-unes de ses créations, son souci de représentation étalé sur
plusieurs plans comportant plusieurs sujets et personnages. Or dans
cette forme de composition intervient la même
recherche de l’équilibre d’un ensemble, qui comme pour une huile sur
toile suppose de nombreuses exigences dans sa réalisation artistique.

    Cependant pour mieux comprendre et suivre la démarche de Léon
Levkovitch dans la création de ses bronzes, il est souhaitable de
revenir sur ses dessins comme sur ses tableaux.

    Plusieurs dualités s’y affrontent:

    – Des personnages qui incluent, et qui s’incluent dans de vastes
courbes, mais qui contiennent en eux toute une construction géométrique
et anguleuse.

    – Des tableaux dont la réalisation est menée comme des natures
mortes, avec la maîtrise d’une composition d’ensemble qui domine dès la
première approche, mais à laquelle s’ajoute une minutie qui entre dans
le détail, et que révèlent les différentes expressions
des acteurs, que l’on ne distingue que de près.

    Cette démarche nous la retrouvons dans les sculptures de Léon
Levkovitch. Même si parfois il lui arrive de se laisser tenter par la
réalisation d’un buste, il ne peut s’empêcher de développer un thème
dans le socle qui le supporte. Et dans ce socle se révèle
un autre créateur, le poète qui désire nous raconter une histoire, un
rêve. Cette tendance chez lui correspond à un besoin aussi impératif que
celui des conteurs orientaux. C’est pourquoi, et nous dirons
instinctivement et peut-être de façon inconsciente ce
qui rend son discours encore plus véridique, Léon Levkovitch va
concrétiser ce don, dans ses bronzes ou dans ses terres cuites, tout
comme il le faisait dans ses dessins.

    C’est ce qui a fait dire au regretté Marc Hérissé parlant de
l’univers de cet artiste et de sa mythologie intérieure: “des
silhouettes humaines le plus souvent héraldiques sur lesquelles il
re-griffe encore d’autres silhouettes”. Ce grand critique avait
déjà décelé dans la démarche de Léon Levkovitch cette résurgence d’une
mémoire enfouie et que prolongent des rêves intérieurs.

    Une autre caractéristique des sculptures de Léon Levkovitch est
qu’elles révèlent son attachement à la matière et par elle à ses
origines. Le bronze fait partie de l’oeuvre, le personnage principal
comme tout son environnement se détache du socle. Mais
chacun le fait en soulevant le piédestal et la substance qui le compose.
Chacun garde sur lui et autour de lui l’élément qui le constitue.
Lequel forme la chair la plus intime, qui depuis ce socle devient la
matière qui englobe l’ensemble. Réunissant ainsi
chaque syllabe en une seule oeuvre et en en déterminant toute l’unité.
Car c’est de l’intérieur qu’émerge le sujet. Il se dégage comme de sous
un voile qu’il soulève. Un lien puissant se perpétue ainsi entre le sol
et l’homme ou ce qui le représente.

    Cette tendance que contiennent même des scènes directement issues
d’une pensée picturale, comme ce retour d’Ulysse, ce radeau qui semble
voguer sur le fleuve de la vie et sur lequel se serrent quelques
malheureux, ou ces “clichés de famille” dans lesquels
l’artiste se représente accompagné de sa femme et de son chien au encore
entouré de ses amis, vont conduire tout naturellement Léon Levkovitch
vers une technique dans laquelle se marient l’art du tableau et celui de
la sculpture. Les lecteurs l’ont compris,
nous voulons parler du bas-relief.

    En partant du bronze, Léon Levkovitch va développer différents
thèmes que vont compléter et diversifier les patines, réalisant ainsi
tout un éventail d’oeuvres gravitant autour d’une même idée et issues du
dessin, du tableau, de la sculpture et de la gravure.

    Mais Léon Levkovitch va aller plus loin encore lorsqu’il utilise la
terre cuite dont la matière intime, chaude, et la finesse de grain vont
lui permettre d’inclure une grande tendresse dans son oeuvre.

    Cet attachement à la beauté des traits, reflet d’une beauté
intérieure dont la présence est la représentation révélatrice des
sentiments de tendresse de l’artiste, nous le verrons parfois
pudiquement caché, solitaire, ou étalé dans la simplicité de langage
de ce qui est, et n’a besoin d’aucune fioriture. Cette recherche de
l’expression, cette perfection des lignes d’un visage, qu’accompagne un
rayonnement empreint de douceur, nous la retrouvons également dans bon
nombre de bustes féminins et entre autres lorsque
l’artiste nous parle de sa femme, utilisant pour cela son langage à lui,
celui d’un art universel et sans frontières.


Dim : Sans cadre : 35 X25 cm Avec cadre :54 X 45 cm  de la célébrè maison Delf a Paris
 
En parfait état
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