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Sainte Geneviève Patronne de Paris, Email de Limoges, Paperolles Reliquaire, XVIIIème Siècle

Sainte Geneviève Patronne de Paris, Email de Limoges, Paperolles Reliquaire, XVIIIème Siècle

2 800

Dimensions H. 27.6 cm × L. 33 cm
Epoque

Technique

Rare reliquaire orné de paperolles avec au centre le portrait de Sainte Geneviève de Paris dans son bel état d’origine du 18ème siècle

78 avenue de Suffren, Paris, France - 75015
0695560298
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Description


Rare émail de Limoges et reliquaire :
“SAINTE GENEVIEVE PATRONNE DE PARIS”

Email polychrome sur plaque de cuivre.
Sur la plaque d’émail, Sainte Geneviève est représentée dans un paysage bucolique, entourée d’agneaux et lisant le Livre Saint. Entourage de rinceaux feuillagés blanc et or en relief.

Le reliquaire en paperolles à motifs de fleurs présente dans des cœurs de papier doré les prestigieuses reliques d’évêques et de papes :
Saint Irénée de Lyon (2ème évêque de Lyon entre 120 et 202).
Saint Calixte (16ème évêque de Rome et pape de 217 à 222).
Saint Clément de Rome (4ème pape de 92 à 99).
Saint Victor 1er (14ème évêque de Rome et pape de 189 à 199).

Attribué à Jean Baptiste Noualhier (1732-1804), émailleur à Limoges dans la seconde moitié du XVIIIème siècle.

Dimensions:
Hauteur 27,6 cm.
Longueur 33 cm.

Geneviève, née à Nanterre vers 420 et morte à Paris entre 502 et 512, est une sainte française, patronne de la ville de Paris.
La source unique d’informations historiques sur le personnage est la Vita de Geneviève, un texte hagiographique écrit probablement à la demande de Clotilde, l’épouse de Clovis. L’auteur anonyme, probablement un prêtre de saint Martin de Tours que la reine a installé à Paris, affirme écrire 18 ans après la mort de la sainte, vers 520, ce qui en fait un des très rares monuments littéraires du VIème siècle en Gaule. Geneviève, issue d’une riche famille de l’aristocratie gallo-romaine, est la fille unique de Severus, probablement un Franc romanisé qui après une carrière d’officier, a exercé la fonction de régisseur de terres d’Empire, et de Geroncia, fille d’un général.
Elle aurait hérité en tant que fille unique de la charge de membre du conseil municipal détenue par son père, charge qu’elle aurait exercée tout d’abord à Nanterre, puis à Paris.
Baptisée, elle se voue très jeune à Dieu et, selon la légende, est remarquée par saint Germain d’Auxerre et saint Loup de Troyes, qui passent par Nanterre vers 430 ,à l’occasion de leur voyage vers la province romaine de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle). Elle mène une vie consacrée et ascétique, probablement dès ses seize ans.
Selon la Vita sanctae Genovefae, à l’âge de 18 ou 20 ans, elle reçoit à Paris le voile des vierges des mains de l’évêque Wllicus.
Selon la tradition, lors du siège de Paris en 451, grâce à sa force de caractère, Geneviève, qui n’a que 28 ans, convainc les habitants de Paris de ne pas abandonner leur cité aux Huns. Elle encourage les Parisiens à résister à l’invasion par les paroles célèbres:
«Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications.»
De fait, Attila évita Lutèce (Paris).
En 465, elle s’oppose à Childéric Ier, qui entreprend le siège de Paris, en parvenant à ravitailler plusieurs fois la ville avec du blé de la Brie et de Champagne, forçant alors le blocus.
Elle fait bâtir une chapelle sur l’emplacement du tombeau de saint Denis, premier évêque de Lutèce.
Elle convainc également Clovis, dont elle a toujours été une partisane, de faire ériger une église dédiée aux saints Pierre et Paul sur le mons Lucotitius (qui porte aujourd’hui le nom de montagne Sainte-Geneviève), dans l’actuel 5e arrondissement de Paris, au cœur du Quartier latin.
Selon sa Vita, elle meurt à l’âge de 89 ans dans l’ermitage de Paris, et est enterrée dans cette même église aux côtés de Clovis et rejointe plus tard par la reine Clotilde, ses plus célèbres disciples. L’église est d’abord confiée à des bénédictins, puis à des chanoines séculiers: c’est l’abbaye Sainte-Geneviève de Paris, dont le clocher est encore visible dans l’enceinte du lycée Henri-IV.


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