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Rare Blason de Paris, Epoque Napoléon III

Rare Blason de Paris, Epoque Napoléon III

1 800

Epoque

Epoque

Matière

Souvenir historique du Paris de Napoléon III

78 avenue de Suffren, Paris, France - 75015
0695560298
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Description


Rare blason de Paris.

Grand cartouche en métal patiné noir avec enroulements dans le style des cuirs découpés de la Renaissance.
Au centre le blason de la ville de Paris en bronze doré.
Au-dessus un petit cartouche découpé en bronze doré avec l’inscription “PARIS”.

SECONDE MOITIE DU XIXème SIECLE.

Dimensions : Hauteur 64,7 cm. Longueur 27,6 cm.

Le blason de Paris fait appel à la symbolique antique de la navigation sur la Seine pour représenter Paris, la capitale de la France. Le navire représenté figurait déjà en 1210 sur le sceau de la puissante corporation des « Nautes » ou « Marchands de l’eau », très importante dans la ville durant l’Antiquité. La devise de la ville, « Fluctuat nec mergitur » (« Il est battu par les flots, mais ne sombre pas. »), est également une référence à ce bateau.
Sainte Geneviève, patronne de Paris, compte la nef parmi ses attributs. En effet, au milieu du Vème siècle, elle avait organisé avec la corporation des Nautes des convois sur la Seine pour ravitailler Paris depuis Troyes et Meaux. Une première mention d’armoiries de Paris apparaît dès 1190 lorsque Philippe Auguste, au moment de son départ pour la Terre sainte, donne pour premières armoiries à la ville de Paris : « Un écu dont le champ était de gueules, à la nef d’argent, au chef d’azur, semé de fleurs de lys d’or »
C’est Saint Louis qui reconnut pour la première fois officiellement le sceau de Paris. Ce sceau permettait de sceller les actes pris par le prévôt des marchands, désigné par ses pairs, les nautes, pour diriger la cité. Selon d’autres sources, c’est le dauphin du roi de France, Charles V, qui ajouta au blason son chef semé de fleurs de lys, emblème du pouvoir royal, pour indiquer la suprématie de la royauté sur la capitale, après le siège de Paris de 1358 qui l’opposa au prévôt des marchands de Paris, Étienne Marcel.
Lorsque la Révolution a aboli la noblesse par le décret du 20 juin 1790, elle a simultanément supprimé tous les emblèmes correspondants. La municipalité de Paris a rapidement obtempéré en décidant la suppression de ses propres armoiries dès novembre de la même année. Il a fallu attendre le Premier Empire pour que les villes soient à nouveau officiellement autorisées à se doter d’armoiries. Pour Paris, cela s’est concrétisé par les « lettres patentes » accordées à la ville de Paris par Napoléon Ier le 29 janvier 1811, dans lesquelles le chef du blason comporte trois abeilles d’or sur fond de gueules en lieu et place des fleurs de lys. On y voit de plus apparaître une étoile d’argent au-dessus de la nef, et la déesse Isis en proue de la nef.
La Restauration, par les lettres patentes de Louis XVIII de 1817, a ensuite rétabli les armoiries de Paris dans leur forme traditionnelle. De 1848 à 1853, de la Deuxième République au début du Second Empire, le chef d’azur semé de fleurs de lis a été remplacé par un semé d’étoiles. C’est Napoléon III qui a permis le retour du chef fleurdelisé de France.


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