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Louis Hayet (1864-1940) « Scène de rue à Paris 1892/1894 » Néo-impressionniste, Pissarro Pontoise

Louis Hayet (1864-1940) « Scène de rue à Paris 1892/1894 » Néo-impressionniste, Pissarro Pontoise

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RARE et SUBLIME huile/carton de Louis Hayet représentant une scène de rue Parisienne circa 1892/1894, discrète trâce de signature ou de cachet en bas à gauche (j’ai été obligé de contraster la photo pour pouvoir l’apercevoir) + marquée et numérotée au dos et surtout répertoriée et reproduit dans le catalogue référence sur Louis Hayet par Guy Dulon et Christophe Duvivier page 184 avec son dessin préparatoire (voir 2 dernières photos de l’annonce).

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RARE et SUBLIME huile/carton de Louis Hayet représentant une scène de rue Parisienne circa 1892/1894, discrète trâce de signature ou de cachet en bas à gauche (j’ai été obligé de contraster la photo pour pouvoir l’apercevoir) + marquée et numérotée au dos et surtout répertoriée et reproduit dans le catalogue référence sur Louis Hayet par Guy Dulon et Christophe Duvivier page 184 avec son dessin préparatoire (voir 2 dernières photos de l’annonce).
Il s’agit donc d’une splendide composition pointilliste de Louis Hayet représentant un de ses sujets de prédilection, une scène animée de la vie parisienne à la fin du 19ème siècle, ici des élégantes, enfants et chevaux, donc datée entre 1892 et 1894, ce qui n’est certes, pas la période du peintre la + recherchée et cotée qui se situe entre 1886/1889, mais tout de même la période juste après, où Hayet divise encore sa touche, certes il ose moins que 6 ans auparavant, mais on aperçoit encore une très jolie vibration du motif.
Je ne vais présenter Louis Hayet que succintement tant sa renommée n’est plus à faire, en effet il a fait partie avec Seurat, Signac, Camille et Lucien Pissarro, Dubois-Pillet, Angrand, Gausson, Luce ou Pourtau des précurseurs du mouvement néo-impressionniste.
Même s’il est probablement le moins côté du groupe, un peu comme Guillaumin chez les Impressionnistes, dû en partie à une vie très dure, il fut obliger de subvenir au besoin de sa famille, mais aussi à cause de son fort caractère, puisqu’il refusa plusieurs salons qui allaient être déterminants, ainsi que d’exposer chez de grands marchands………malgré cela les amateurs ne se trompent pas sur la qualité de sa peinture et sur l’importance qu’il a eut dans ce célèbre mouvement.
Louis Hayet était né à Pontoise, ses parents, Calixte Hayet et Léontine Dufour, sont très pauvres. À l’école, Louis Hayet est timide et réservé mais est considéré comme intelligent et doué. Sa prédisposition pour la peinture apparaît dès 1876. De 1877 à 1884, il sillonne les routes avec son père, marchand ambulant. Il réussit à s’inscrire à l’école des Arts décoratifs (Paris).
Il se lie au groupe néo-impressionniste, d’abord à Camille Pissarro et son fils Lucien, puis Paul Signac et surtout Georges Seurat, qui le marque profondément. D’abord pointilliste, il revient à une manière plus classique en 1890, après avoir exposé La Place de la Concorde aux Indépendants avec le Groupe des XX, et Paul Signac supprimera toute mention de Louis Hayet dans la seconde édition de son ouvrage D’Eugène Delacroix au néo-impressionnisme (le manifeste du pointillisme).
Il peint des scènes de cirque et des paysages urbains dans l’esprit de Seurat. Il a un atelier à La Frette, et réalise de nombreux paysages des environs. On lui doit des marines de ses voyages en Bretagne, des vues de Montmartre où il avait un atelier rue d’Orchampt en 1890.
Il est témoin au mariage du peintre Georges Tardif, en 1894 à la mairie du 18e arrondissement de Paris.
Exposant chez Le Barc de Boutteville fin 1895, il rencontre Lugné-Poe qui lui demande, et ce, durant trente ans, la réalisation de décors pour le théâtre de l’Œuvre, sans obtenir gain de cause. Son cousin, directeur de l’école d’Alembert de Montévrain, l’embauche comme professeur de dessin d’ornement, poste qu’il conserve jusqu’en 1911.
En 1910, il gagne le Concours Lépine pour son trépied articulé avec sa table triptyque.
Hayet consacre la fin de sa carrière à des recherches scientifiques sur les pigments ou la couleur, sans cesser de peindre.
Sa production se réduit à partir de la fin des années 1920. Il publie un conte philosophique en 1932, Kun l’ahuri.
Un collège dans la ville de Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise) a reçu pour nom celui du peintre en son hommage.
Certains critiques, dont son biographe Jean Sutter, estiment la production de Hayet assez difficile à dater et totalisant 500 toiles dont la moitié aurait disparu et l’autre moitié fut sauvée in extrémis de la décharge….!
Le tableau que je propose est donc des plus intéressant de par sa qualité mais aussi de par le fait qu’il soit reproduit et répertorié au catalogue; le carton est en parfait état, l’ancien propriétaire a choisi de la faire encadrer sous-verre (ce qui n’est pas une obligation…) , dans une baguette contemporaine avec marie-louise.
Bien évidemment garanti authentique.