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Duc d’Orléans, Dessin de Chien, Collection du Comte de Paris, 1828

Duc d’Orléans, Dessin de Chien, Collection du Comte de Paris, 1828

2 900

Dimensions H. 37.8 cm × L. 47 cm

Rare souvenir historique provenant de la famille royale de France

78 avenue de Suffren, Paris, France - 75015
0695560298
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Description


Rare souvenir historique :

Prince Ferdinand Philippe d’Orléans Duc d’Orléans
(Palerme 1810- Neuilly-sur-Seine 1842)

« Etude de Chien »

Dessin au crayon.
Signé daté « F.P.O. avril 1828 »

Beau cadre en bois doré à décor de cartouches dans les angles et rinceaux fleuris d’époque Louis-Philippe.

Dimensions :
Dessin seul 11,7 cm x 22,3 cm.
Cadre 37,8 cm x 47 cm.


PROVENANCE :
Collection du prince Ferdinand Philippe d’Orléans (1810-1842).
Par descendance directe jusqu’au prince Henri d’Orléans comte de Paris (1908-1999).


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Duc d’Orléans et prince royal de France, Ferdinand Philippe était le fils ainé du roi Louis-Philippe et de la reine, née Marie-Amélie de Bourbon princesse des Deux-Siciles.
Le roi le place au collège Henri IV en 1819, voulant qu’il reçoive une éducation libérale, sur le pied de la plus complète égalité avec les autres élèves. Parmi eux, Alfred de Musset, avec qui il se lie d’amitié. Il fait de brillantes études et suit les cours de l’École Polytechnique. Il est nommé colonel des Hussards par Charles X en 1824.
En novembre 1831, le prince royal est envoyé, aux côtés du maréchal Soult, pour réprimer l’insurrection ouvrière de Lyon. Il s’acquitte de cette tâche difficile sans violence et parvient à apaiser rapidement les oppositions. Il y gagne une popularité certaine, que renforce son attitude lors de l’épidémie de choléra de 1832. Il n’hésite pas à se rendre auprès des malades les plus contagieux à l’Hôtel-Dieu, prenant des risques réels puisque Casimir Perier, qui l’accompagne, contracte quant à lui la maladie et en meurt. Aux yeux du peuple et de la presse, il passe dès lors pour un prince généreux, sincèrement préoccupé du sort des plus démunis, et devient une sorte d’icône pour l’opposition dynastique qui voit en lui le seul prince capable de concilier les aspirations démocratiques de la France moderne et l’héritage du passé monarchique.
Le mariage du duc d’Orléans avait été l’une des grandes affaires politiques de la monarchie de Juillet. Sans la révolution de 1830, il aurait épousé la sœur du duc de Bordeaux, Mademoiselle (1819-1864). Ce projet ayant naturellement échoué en raison de la chute de la branche aînée et de l’«usurpation » (aux yeux de celle-ci) de la branche cadette, Louis-Philippe est littéralement obsédé, à partir de 1835, singulièrement après l’attentat de Fieschi, par l’établissement matrimonial de son fils aîné, alors dans sa vingt-cinquième année. Il épousera finalement la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, nièce du roi de Prusse Frédéric-Guillaume III. Le mariage est célébré le 30 mai 1837 au château de Fontainebleau, car l’archevêque de Paris Mgr de Quélen, a pris prétexte de la différence de religion pour interdire qu’il ait lieu à Notre-Dame. Le mariage civil se déroule dans la galerie Henri II le 30 mai 1837. La cérémonie catholique, à laquelle préside Mgr Gallard évêque de Meaux, se déroule dans la chapelle d’Henri IV, tandis que la cérémonie luthérienne, célébrée par le pasteur Cuvier, a lieu dans le salon Louis-Philippe.
Le duc d’Orléans est un amateur éclairé de littérature, de musique et de beaux-arts. Il suivit une correspondance avec les grands écrivains de son temps : Alfred de Musset, Alexandre Dumas, Victor Hugo, Théophile Gautier. Hector Berlioz reçoit à partir de 1833 le parrainage du prince. Il transforma son salon au pavillon de Marsan en foyer musical où il reçut régulièrement Chopin, Auber, Halévy. Il montre un goût prononcé pour la collection. Chaque année, il consacre 100000 à 150000 francs de sa liste civile à des achats d’œuvres d’art ou à du mécénat culturel. Dans ses vastes appartements du palais des Tuileries, il rassemble des objets du Moyen Âge et de la Renaissance, des céramiques de Bernard Palissy, des majoliques et des céramiques hispano-mauresques, des porcelaines chinoises ou japonaises, des meubles de Caffieri, Oeben, Riesener ou Jacob.
Il se passionne également pour les peintres de sa génération et achète de nombreux tableaux à Ary Scheffer et à Newton Fielding, qui l’avaient initié à la technique du paysage et à l’art de croquer les animaux entre 1822 et 1830. Il possède des œuvres d’Eugène Delacroix (Le Prisonnier de Chillon, L’Assassinat de l’évêque de Liège, Hamlet et Horatio au cimetière), Alexandre-Gabriel Decamps (La Défaite des Cimbres), Eugène Lami, Ernest Meissonnier et Paul Delaroche. Il aime également les paysages des peintres de l’école de Barbizon, notamment Camille Corot, Paul Huet et Théodore Rousseau. Il commande à Dominique Ingres Antiochus et Stratonice (1833), achète en 1839 Œdipe et le sphinx et lui commande son portrait en 1840. Il fût un grand mécène pour les artistes de son temps : Antonin Moine, Louis Cabat, Alfred Johannot, Camille Roqueplan, Louis Boulanger, François Marius Granet, Eugène Isabey, Chenavard, Feuchère, James Pradier, Odiot…
Mais son destin sera brisé : le prince royal se disposait à partir pour Saint-Omer où il devait passer en revue une partie de l’armée d’opération sur la Marne, dont il venait de recevoir le commandement en chef, quand il se rendit à Neuilly-sur-Seine pour faire ses adieux à sa famille. Les chevaux de sa calèche s’étant emportés, le prince voulut s’élancer de la voiture et se brisa la tête sur le pavé ; quelques heures après, il rendait le dernier soupir.
La chapelle Saint-Ferdinand sera édifiée à l’emplacement du drame.


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