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Anicet-Charles-Gabriel Lemonnier (1743-1824) Etude d’une urne antique, Dessin

Anicet-Charles-Gabriel Lemonnier (1743-1824) Etude d’une urne antique, Dessin

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Anicet-Charles-Gabriel Lemonnier (1743-1824) Etude d’une urne antique, Dessin

Paris (75010), France - 75010
0676497593
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Anicet-Charles-Gabriel Lemonnier (1743-1824)
Etude d’une urne antique sur un piédestal
fusain sur papier 21,5 x 16 cm
En bon état sauf une petite perte de papier – comme visible – dans le coin supérieur gauche
Dans un cadre moderne: 39 x 31,5 cm

Cette étude de l’antique est typique de la production de Lemonnier à cette époque. Il a dessiné des vases antiques, des éléments d’architecture et des urnes.
Elle est caractéristique de la période néoclassique qui a vu un réel intérêt archéologique pour les antiquités.
La représentation de la petite scène dans le piédestal est également un véritable morceau de sa propre personnalité artistique.

Lemonnier est né à Rouen le 6 juin 1743. Il était l’élève de Jean-Baptiste Descamps à l’école des beaux-arts de Rouen, puis de Joseph-Marie Vien, où il avait pour camarades de classe et amis Jacques-Louis David et François-André Vincent . Avec une apparence agréable, avec beaucoup d’esprit naturel et d’excellentes recommandations, il fut bientôt admis dans la meilleure société de la capitale, notamment dans le salon de Marie Thérèse Rodet Geoffrin, qui lui plaisait. En 1772, il expose Les Enfants de Niobé tués par Apollon et Diane, une œuvre qui lui vaut le Prix de Rome. Il a vécu à Rome, en tant que licencié du gouvernement, de 1774 à 1784. Dans ce pays des arts, Lemonnier a trouvé une maison pleine de gentillesse avec le célèbre poète diplomate, le cardinal de Bernis, et s’est consacré avec enthousiasme à l’étude des chefs-d’œuvre des maîtres, dont il s’est inspiré pour la conception et la composition qui caractérisent son talent. De retour en France, Lemonnier retourne dans sa ville natale où il peint l’un de ses meilleurs tableaux, la Peste de Milan, pour la chapelle du Séminaire de Saint-Vivien. En 1786, lors de la visite de Louis XVI à Rouen à son retour de Cherbourg, Lemonnier est chargé de peindre un tableau dont le sujet est la présentation des membres de la chambre de commerce de Rouen au monarque. Peu de temps après, il a exécuté pour la même compagnie une grande peinture allégorique représentant le métier d’ingénieur et la découverte de l’Amérique. En 1789, Lemonnier est nommé à l’Académie de peinture pour son œuvre la Mort d’Antoine (la mort d’Anthony). Pendant la Révolution française, Lemonnier est appelé à faire partie du Comité des monuments et, en 1794, il obtient le titre de peintre de cabinet de l’École de médecine. Lié à Roland, le 4 décembre 1792, Lemonnier reçut du ministre un poste au Louvre qui le plaça à la Commission des arts, où il rendit de grands services. À Rouen, il a été inculpé, avec son compatriote Charles Le Carpentier, pour examiner les œuvres d’art retirées des institutions religieuses supprimées du quartier et sélectionner celles qui devraient éviter leur destruction. Il s’est acquitté de cette mission critique avec beaucoup de zèle et c’est grâce à Lemonnier que plusieurs églises et le musée de Rouen possèdent aujourd’hui bon nombre des meilleurs tableaux qu’il a réussi à collectionner. En 1810, Lemonnier devient directeur de la Manufacture des Gobelins, poste qu’il perd en 1816. Il participe également activement à la création du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Il mourut à Paris le 17 août 1824. La plus connue des œuvres de Lemonnier est sans aucun doute Une soirée avec Madame Geoffrin, exécutée en 1812 pour l’impératrice Joséphine.